Combattre la pollution des océans (3): L’action locale

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Récemment, le Canada a annoncé vouloir bannir le plastique à usage unique faisant suite à la France, l’UE et autres pays. Dans un précédent article sur l’état du problème de la pollution des océans, j’expliquais que chaque année, environ huit millions de tonnes de plastique finissent dans la Méditerranée! Au niveau de la gouvernance mondiale (lire mon article ici), l’ONU préconise un groupe de discussion sur la pollution des océans, renforcer les accords existants sur la gestion des déchets et la capacité des Etats ainsi que le financement pour la lutte contre le plastique. Environ 40% de la population suisse font confiance aux communes pour agir pour le climat (rapport Forum des 100), quelles réponses apportent-elles sur le problème du plastique?

La ville de Carouge (Genève) montre la voie en cherchant à devenir la première ville de Suisse à être (presque) zéro déchet et à réduire d’abord leur déchet de 30% en trois ans. Elle rejoindrait ainsi la liste des villes avec des objectifs similaires comme Palerme. En 2017, Carouge produisait 179 kilos par personne et par an, mieux que la moyenne du canton de Genève (206) et du pays (715, ce qui en fait le troisième producteur de déchet au monde).

Le programme Zéro déchet Carouge, un partenariat entre Zero Waste Switzerland et la  Ville de Carouge, lancé en octobre 2017, propose des ateliers, des conférences et autres rencontres autour du zero waste, i.e. réduire ces déchets, comme fabriquer ses cosmétiques, utiliser des sacs en coton et des bocaux en verre etc. Des actions qui ont des bénéfices environnementaux évidents, mais aussi sanitaires et financiers puisqu’une économie de 10-20% peut être faite sur le budget. Suivant l’adage « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas », le zéro déchet se place avant le recyclage dans la hiérarchie écologique.

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Crédit photo: @AnaGomez  Instagram: @csrinfluencers

Lors de l’article sur la gouvernance mondiale, les experts mentionnaient le problème du financement. La gestion du projet coûte un peu moins de 50 000  francs suisses avec un apport de l’Etat Fédéral de 14 000 francs. Un financement de 20 000  francs avait été injecté suite à un concours pour les dix ans de l’Agenda 21 (programme de développement durable de la Suisse) que le projet avait gagné. Comparé au 1.4 millions de francs que demande l’incinération, ce projet revient moins cher que le business as usual. Avec l’objectif de baisse de 30%, l’économie se monterait à 300 000  francs. Une réduction non négligeable!

La coordination et l’engagement du secteur privé étaient deux sujets importants mentionnés aux Nations Unies. Divers membres et employés de la ville de Carouge et de Zero Waster Switzerland consacrent un pourcentage de leur temps au projet, ainsi que des bénévoles, réduisant les coûts d’opération et créant des liens forts avec la gouvernance locale, le tout coordonné par l’organisation du projet. Par rapport au secteur privé, les entreprises locales comme les cafés, épiceries et restaurants sont encouragés à participer et à montrer leur engagement (par exemple à travers un autocollant acceptant les contenants des clients). Il est vrai que le problème concerne aussi la grand distribution qui doit changer de mentalité, proposer des emballages 100% recyclables à Genève voire des produits en vrac.  L’essor de l’achat par internet produit aussi beaucoup de déchets dont la gestion dépend du consommateur. Avec l’appel du zéro déchet et à la consommation locale, les entreprises agro-alimentaires et les chaînes de vente par internet changeront leur production, peut-être poussées par des taxes. Même si je pense que le consommateur reste le principal levier de pression.

L’exemple de la ville de Carouge démontre que des actions concrètes ne nécessitent pas un financement immense pour avoir de véritables impacts et que des changements d’habitude est possible et être simple.

A.G

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Cambio climático: ¿Es la geoingeniería la solución?

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La Organización Mundial de Meteorología, basada en Ginebra, organiza cada año conferencias públicas sobre la ciencia climática con el objetivo de aumentar el intercambio de conocimientos y concientizar el público. El 8 de mayo, el profesor Thomas Stocker de la Universidad de Berna presentó la evolución del conocimiento sobre el cambio climático, cuyo consenso ya existía en los años 1970. Pero lo que me llamó la atención es el concepto de geoingeniería.

¿Qué es la geoingeniería?

Es un método de modificación artificial del planeta y de su sistema climático a través de la gestión de las radiaciones solares o la extracción del carbono. La extracción se haría a través de arboles artificiales, océanos, fertilización etc. Pero el enfoque es la gestión de las radiaciones solares o control de las radiaciones antes que toquen la Tierra.

El uso del azufre o dióxido de azufre

La idea es de inyectar azufre en la estratosfera para atenuar el calentamiento global y así limitar los efectos del cambio climático como la elevación del nivel del mar. Según Tom Wigley, se podría inyectar azufre cada uno o cuatro años y así obtener un aplazamiento y que podamos disminuir los gases de dióxido de carbono. Según estimaciones, un kilo de azufre en la estratosfera podría compensar el impacto negativo de cientos de miles de kilos de dióxido de carbono.

La opinión de Prof. Thomas Stocker

Stocker pide que andemos con cuidado y que investiguemos antes de cambiar artificialmente el sistema climático terrestre, puesto que este posee varias substancias químicas que podrían interferir con el azufre y provocar consecuencias inesperadas. También recuerda que, para limitar el calentamiento del planeta, se tendrá que inyectar una cantidad de azufre en aumento cada año y algún día se llegará al límite. Y ese día cuando se parará las inyecciones, todos los efectos de los gases de carbono que se acumularon, se liberarán de un golpe y tendremos un calentamiento brusco. Por estas razones, Stocker pide que la búsqueda tenga en cuenta de los límites éticos y entienda bien las consecuencias, puesto que el clima no podrá volver a su estado inicial.

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Crédito foto: @AnaGomez. Instagram: @CSRinfluencers Twitter: @a_semaphore

Personalmente, esto es todavía ciencia ficción para mi, pero estoy de acuerdo con el profesor Stocker. Ya que la geoingeniería implica interferencias antropogénicas con el sistema climático, pediría precaución.

A.G

Si le interesa la responsabilidad social de empresas, mire mi otro blog: https://csrinfluencers.wordpress.com/ 

Combattre la pollution des océans (2): état du problème

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Lors d’un précédent article en février, je vous avais parlé du problème de la pollution des océans et de la réponse de la communauté internationale et de certains pays. Lors de la Semaine de la Durabilité de 2019 de Genève, une collaboration entre l’Université de Genève et l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID), j’ai eu l’occasion de voir le film A Plastic Ocean qui traite du problème de déchets plastiques rejetés dans les océans. Il montre bien en quoi ce problème a des impacts écologiques, sociaux et sanitaires.

Les chiffres sont faramineux! Deux millions de tonnes de plastique rejoignent les décharges chaque année aux Etats-Unies! Huit millions de tonnes sont rejetées dans la Méditerranée chaque an! Il est estimé qu’en 2050, les déchets plastiques vont tripler!

Evidemment, ceci a des conséquences dramatiques pour les écosystèmes, non seulement marins, mais aussi sur terre, puisque les oiseaux se nourrissent de poissons qui eux-même ont ingurgités du plastique. Comme l’explique un scientifique, il y a cinq courants sur la planète qui connectent les différents océans, mers et fleuves, donc une bouteille que vous jetez dans le Lac Léman pourrait potentiellement se retrouver dans l’Atlantique! Ces déchets créent non pas un sixième continent de plastique, mais un nuage imperceptible à l’œil de micro-plastique, auxquels se scotchent les huiles industrielles, les transformant en un poison!

Économiquement et socialement, c’est aussi un désastre. Quand les poissons avalent les micro-plastiques, le poison se propage dans les muscles. Les pêcheurs locaux se voient refuser leurs poissons par les supermarchés, ce qui détruit l’économie locale. De plus, ils se rendent compte que leurs poissons n’arrivent plus rien à manger (leur estomac étant rempli de plastique) et meurent, ce qui suppose un coût important pour ces pêcheurs.

Sanitairement, vivre entouré de plastique, près de décharge, comme c’est le cas pour les habitants de Tuvalu implique des maladies comme la tuberculose, cancers et problème de fertilité. Certaines femmes, le trouvant moins cher que d’acheter du pétrole, préfèrent brûler du plastique pour cuisiner, libérant ainsi les produits chimiques contenus dans celui-ci.

Quelle solution alors? Il y a plusieurs solutions: à Haiti, par exemple, une entreprise sociale propose de rémunérer la population pour amener le plastique, qui est recyclé ensuite en bille et vendu pour produire à nouveau de la matière, voire pour être utilisé comme encre pour l’impression 3D. En Chine, certains lieux utilisés comme décharge ont été restaurés par bio-restauration et phyto-restauration. Mais finalement, les meilleurs conseils nous sont donnés par Less Plastic ici.

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Photo personnelle @AnaGomez

A.G

Si vous vous intéressez aussi pour la Responsabilité Sociale des Entreprises, n’hésitez pas à faire un tour sur mon autre blog: CSRinfluencers

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Take action for ecological transition: The power of stories

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On Sunday 10th March 2019, I had the pleasure to watch the movie Après Demain, a review of efforts and initiatives presented in the first movie Demain by Cyril Dion. As the movie producer explains it, with Demain, the idea was to push to act, with Après Demain, the objective was to change scale.

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Peronal picture @AnaGomez

The main purpose of Cyril Dion was to demonstrate the power of good stories. Since ages, human beings have created stories to make sense of what they experienced. It’s called the construction of fictions. Our economic, banking, societal systems and even money are good stories, and they work because everyone believe in them. This means that we can change our current systems by changing the stores we tell ourselves, if we question them. According to Cyril, the ecological transition doesn’t happen or slowly because we don’t have yet a good fiction. In my opinion, with the rise of green influencers and instagramers posting pictures while recycling, creating their own make up, being minimalists etc…, we are actually starting to tell a good tale about acting sustainably. A positive aspect of influencers ….!

I must say that Cyril’s arguments remind me a lot of political ecology courses, where I was told how the way we perceive nature influences our actions and vice-versa. All in all, a change in our prisma may be beneficial if we want to achieve a sustainable development.

A.G

Combattre la pollution des océans (1) – La réponse de la gouvernance internationale et nationale

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S’il y a bien un problème environnemental qui a pris de l’importance depuis quelques mois, voire années, c’est la pollution causée par le plastique. Nous avons tous et toutes ces images d’oiseaux aux estomacs remplis de bouchons de bouteille ou de tortues à la tête coincée à cause d’un sac plastique. Autant d’images qui nous ont poussée à acheter des bouteilles réutilisables ou à renoncer aux pailles dans les bars…Mais qu’en est-il de la gouvernance internationale et nationale? Lors d’une réunion de Haut-Niveau à l’ONU le jour de la Saint-Valentin, quelques réponses ont été apportées par l’UICN, le PNUE, le WBCSD et les missions permanentes de la Norvège, de la France et du Gabon.

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Crédit photo: @AnaGomez; Plus de photo sur Instagram @csrinfluencers

Tout d’abord, il est intéressant de noter que fidèle à la réputation des Etats scandinaves, c’est à la demande de la Norvège que cet événement a été organisé, car ce pays pousse pour l’adoption d’une résolution qui encourage à une gouvernance (globale) plus forte; améliorer la collecte de données, d’avoir un meilleur soutien des organisations onusiennes, d’instaurer un groupe de travail et finalement, de soutenir les gouvernements dans leurs efforts en termes de capacité et de financement. Bien qu’intéressante, ces propositions semblent similaires à toute autre résolution. « Capacity-building » et « fund support » sont presque devenus deux buzzwords, quasi vide de sens. D’un point de vue sceptique, on peut se demander si l’instauration d’un énième groupe de travail va vraiment aider à la résolution du problème, considérant les possibles lenteurs administratives, quand la pollution des océans est estimée à environ 5.25 million avec un coût de 13 milliard de dollars. Comme le rappelle si justement, Brendan Edgerton du WBCSD, en 2050, nous pourrions nous retrouver avec plus de plastique que de poissons.

 

Au niveau national, des efforts sont heureusement déjà en cours. La France a, par exemple, interdit les sacs plastiques depuis 2017 et les micro-billes depuis 2018. Des incitations fiscales et des mesures de sensibilisation sont également en place. Le Gabon s’engage dans cette lutte contre le plastique à travers, par exemple, l’interdiction de l’importation et usage de plastique non recyclable. Au niveau international, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le Secrétariat pour les Conventions de Bâle, Stockholm et Copenhague poussent à intégrer cette lutte dans les instruments internationaux existants comme les trois conventions sus-mentionnées, même si elles reconnaissent que plus de coordination est nécessaire et qu’un seul outil légal ne sera pas suffisant. Il faut aussi pousser pour le soutien financier et technique. Néanmoins, comme un participant l’a mentionné, ces instruments laisseront dans tous les cas des flous dans la gouvernance. Qu’en est-il du secteur privé? Le WBCSD encourage toutes les organisations à utiliser les entreprises comme une ressource, puisqu’il y a un fort engagement du secteur privé (voir l’Alliance pour la fin des déchets plastiques). Selon l’Organisation Internationale du Travail, le recyclage ouvre des perspectives d’emplois verts supplémentaires, aidant à combattre le déficit social et l’informalité dans le secteur des déchets.

Pour conclure, la pollution des océans est un fléau grandissant. Même si on combat les 5.25 million de plastique, il y a toujours environ 200 milliards de tonnes de plastique produites. Une solution extrême proposée serait de mettre un plafond à la quantité internationale qui serait autorisée. Néanmoins, l’espoir de voir les Etats se mettre d’accord sur cette quantité me semble actuellement minime. Inger Andersen de l’UICN l’a très bien rappelé: la pollution plastique attaque nos écosystèmes, notre économie et notre santé. C’est lié à tous les Objectifs du Développement Durable (voir mon article là-dessus). Finalement, il apparaît que la responsabilité ne soit sur nos épaules en tant que consommateur, choisir les bonnes options comme la bouteille réutilisable mentionnée au début!

A.G

 

¿Es un patrimonio mundial en aguas profundas posible?

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He leído recientemente un informe de la Unión Internacional para la Conservación de la Naturaleza (UICN) sobre el patrimonio mundial en aguas profundas o high seas. La UICN investiga como se podría aplicar el Tratado para el Patrimonio Mundial de 1972 a esas zonas e asegurarles un nivel mínimo de protección.

El patrimonio mundial y las aguas profundas

Para ser cualificado como patrimonio mundial, cultural y natural, una zona debe tener un interés excepcional para la humanidad y que su preservación sea necesaria, puesto que es un bien único e irremplazable. Para resumir, debe tener una VUE o valor universal excepcional. Además, debe representar fenómenos naturales o belleza natural increíbles, grandes etapas de la Tierra o proceso geológico, procesos biológicos o ecológicos, y contener áreas de importancia para la biodiversidad (Op.cit. Part.II).

Las aguas profundas representan 50% del planeta y no están bajo jurisdicción nacional. Aunque se hayan descubierto varias especies, no se tiene mucha información, por lo cual, la UICN piensa que el valor de las aguas profundas sea mayor y que existan muchas especies endémicas. Además, algunas de estas zonas representan características geológicas únicas que son testigos de la evolución del planeta.

¿Cómo se aplicaría el régimen jurídico?

Las aguas profundas están bajo ningún régimen nacional. Un reconocimiento de patrimonio mundial ayudaría a su mejor protección y aumentaría la sensibilización sobre la importancia de estas zonas. Pero el Tratado de 1972 no se aplica por ahora. La UICN propone tres soluciones. Primero, se podría interpretar de forma amplia o adoptar una interpretación nueva. Segundo, adoptar una enmienda y en tercero, adoptar un protocolo facultativo. En mi opinión, estas tres soluciones tienen un desafío fundamental, que es la voluntad de los Estados, especialmente las dos últimas, puesto que se necesita bastantes firmas para que la enmienda o protocolo sean efectivos. La crecida del populismo, Trump, Bolsonaro etc. me hace pensar que sería peligroso abrir el Tratado para negociarlo. Además, si ningún Estado gestiona las aguas profundas, ¿cómo se regirían estas zonas cuando obtengan el título de patrimonio mundial?

Aunque sea una idea excelente, me parece difícil implementar un patrimonio mundial. ¿Qué le parece?

A.G

The voices of women by women (and one man) for all

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Empowering girls is the greatest challenge of our world, these words from the UN Secretary General, Antonio Guterres, opened the TEDx Place des Nations Women on December 6th in the Human Rights room in Geneva. 10 women and one man shared their stories which can be summarized in 3 principles.

Bring women at the table

By this, I mean going beyond an equal representation of women and men and truly listen to women. Through their research, Elise Luhr Dietrichson and Fatima Sator discovered something surprising about the UN Charter: only four women participated in the discussion. Four women from Latin America pushed for the inclusion of the words “women” and “sex” into one of the most important documents of the international agenda. The men told them that there was no need for a spectacle feminist, but without this progressive voice from the “Global South”, we wouldn’t have gender equality written in the Charter. Bringing women at the table implies seeing things in their way. Hon. Saber Hossain Chowdhury explained that by talking with women, he understood what an emergency shelter should look like: women want to bring the cattle with them when a natural disaster come, because it is important for them. Putting ourselves in women’s shoes helps build more accurate policies and actions.

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Break taboos about female sexuality

Myths about menstruation and female genitals do prevent girls to get an education and access to health items and advice. Jennifer Shigoli, founder of Elea Product, realized that 60% of girls skipped school because of their period and 90% never had access to sanitary pads because it is expensive. So, she created a re-usable pad and launched a campaign to teach girls and boys about menstruation and raise awareness. In the same way, Dr. Jasmine Abdulcadir debuked myths about female genital mutilation (FGM). Unfortunately, there are still a lot of ignorance around female sexuality and women need a special space about her most intimate issues.

Speak out for gender equality and opportunities

Diversity is what makes an ecosystem stronger and more resilient. However, nor in our societies nor in companies, we have celebrated it. The tech industry is rising and could potentially provide with jobs opportunities. Women have been left out because of stereotypes, such as girls being not good at science and mathematics. Thus, initiatives teaching coding and software development to women, like Mariana Costa’s Laboratoria, are needed. In terms of equality, Maha Mamo’s story shed a light on how important is for women to pass on her nationality and to recognize mixed marriage. Without, people like Maha are stateless and cannot even get a sim card.

Finally, my favourite story was Maya Ghazal’s on hope and believing in ourselves. This is a piece of advice for all girls: no matter what societies tell you, you can be anything. Believing in ourselves doesn’t mean that the magic will happen as soon as you start trusting your abilities and that is going to be smooth and easy. No! It means that if you fight what you believe to be right for you, it will pay at the end.

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Reframing the climate change challenge

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The recent IPCC report shows that we are facing radical changes ahead. We must completely modify our life’s style. However, recent political elections do not bring any hope: Jair Bolsonaro has clearly demonstrated his indifference to environmental problems and Trump would probably call climate change a fake news, a communist hoax against capitalism. To add to the challenge, Prof. Hoffmann from the University of Toronto claims that we are framing the issue in the wrong way. How should we do it then?

According to Prof. Hoffmann, summarizing  climate change to an emission reduction problem as in the 1990s-2000s, has not help us drive good actions and has led us in the wrong way. The Paris agreement has changed governance: we do not have anymore one single governance with one single collective action, buth rather a global governance with a global collective action. Still, the frame needs to be decarbonization or overcoming the fractal carbon trap or lock-in.

The fractal carbon lock-in

A fractal system is composed of repeated patterns, of interdependent self-organizations. In order words, each unit (ex: Geneva) is carbon-dependent because it is embedded in a bigger unit (ex: Switzerland) which is also carbon-trapped and also dependent of another unit (ex: EU). The carbon lock-in is allowed by an overlapping of politics, economics and society, for example, how cities are planned, makes them carbon-dependent. We are trapped into carbon for economic, technology, political and cultural norms that resist change. These norms influence the system we evolve in, but they are influenced by the system. For example, the culture of driving is well embedded in our system/lifestyle, but then the ads for cars, the movies presenting cars and driving as bold, can make us think we need a car to be happy. Here is the main problem: those forces drive any actions to decarbonize back to the system. If you save energy by switching the lights off and modernizing your home, you put the savings into a bank which may invest it in mining.

What can we do to break the trap?

According to Prof. Hoffmann, we need a global push or disruptive interventions to spread. One intervention can open space for other innovations to come. In my opinion, this is already happening, just look at all the initiatives present at Alternatiba this September! The problem is scaling: more people need to embark in these types of initatives, but then maybe we will be push back to the carbon lock-in, as to them to spread, we may need more pollution. What do you think?

This article is based on the Geneva Dialogue Conference « New Dynamics for Climate Action » of November 1st, 2018 at the Graduate Institute Geneva.

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Los 17 Objetivos del Desarrollo Sostenible: ¿Qué rol para la Ginebra internacional?

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Esta vez he decidido contribuir a la diversidad lingüística del mundo y de escribir mi primer artículo en español!

El pasado 4 de octubre, tuve la oportunidad de asistir a una mesa redonda sobre los Objetivos del Desarrollo Sostenible (OBS) organizada por la Federación Ginebrina de Cooperación (FGC).

Como se reiteró, los ODS son una hoja de ruta, un plan de acción para el futuro. Frente a la tentación actual de los países de cerrarse, estos ODS animan a trabajar juntos. René Longet, Presidente de la FGC, explica que la sostenibilidad deber acompañarse de la cooperación. También destacó la importancia histórica de Ginebra en la conceptualización del desarrollo sostenible. A su vez, es una de las tres ciudades que serán más impactadas por el cambio climático, lo que subrayó Sandrine Salerno, Consejera Administrativa de la Ciudad de Ginebra. ¿Qué rol puede tener la Ginebra internacional en la implementación de los ODS?

  1. El rol de la educación

La educación está al centro del desarrollo sostenible. Inculcar los principios sostenibles a los jóvenes es importante para cumplir con los objetivos. Anne Emery-Torracinta, Vice-Presidente del Consejo de Estado de Ginebra, presentó varias iniciativas creadas por escuelas como jardines ecológicos y viajes humanitarios de estudiantes. También mencionó las ventajas de estas iniciativas. Sin embargo, subrayó la importancia de regularlas por ejemplo el estado aportaría sus conocimientos a esos proyectos humanitarios organizados por estudiantes. Michael Moller, Director General de la ONU, coincidió con Anne sobre la importancia de la educación y de adaptarla: “estamos educando nuestros hijos para el pasado y no para mañana”!

2. El desafío de las políticas públicas

Sandrine Salerno presentó las políticas adoptadas por Ginebra (energía, transporte etc.). Toda decisión se toma con los ODS en mente. Pero las colectividades y centros de decisión van al frente de un gran desafío: la coordinación y la coherencia de sus políticas. Thomas Gass, Vice-Director del Departamento de Cooperación y Desarrollo (DDC), explica que deberán coordinarse puesto que los ODS son transversales, es decir que por ejemplo, adoptar medidas para luchar contra el hambre puede impactar la igualdad de género. Los ODS son sistémicos y interdependientes, por eso, los actores deber coordinarse. Algo muy difícil debido que todos somos actores del desarrollo sostenible.

3. La importancia del sector privado

En comparación con los antiguos Objetivos del Milenio de 2000-2015, los ODS incluyen a todos los países que sean del Norte o del Sur. Además, incorporan al sector privado: las empresas deben comportarse de manera ética y sostenible. Pero sobre todo, se necesita fondos corporativos para financiar la realización de los ODS. Como los dijo María Jesús Alonso Lormand, Directriz de la Solidaridad Internacional, el financiamiento público no es suficiente, las alianzas público-privadas, la filantropía y el micro-credito son instrumentos que permitirán que proyectos tengan el impacto deseado y que sean efectivos.

Para terminar, quisiera reiterar que ahora como nunca, tenemos una verdadera hoja de ruta. Michael Moller recordó que, si dejamos a nuestros gobiernos la responsabilidad de alcanzar los ODS, nunca se realizarán. Todos somos responsables y Ginebra por su papel histórico e internacional, tiene un rol prominente. Es verdad que son muy ambiciosos y parece difícilmente alcanzables, pero como bien dijo Thomas Gass, ¡“no se construye un faro para días con sol”!

A.G

L’alimentation durable aux urnes – Votation du 23 septembre 2018

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Photo by Loren Gu on Unsplash

Le 23 septembre prochain, le peuple suisse se prononcera, entre autre, sur une initiative s’intitulant  » initiative pour des aliments équitables ».  L’idée est de favoriser une production éthique et durable. Les aliments, peu importe leurs origines, devront répondre à des critères strictes  « dans le respect de l’environnement et des animaux, et dans des conditions équitables » (Brochure de votation). L’initiative demande à la Confédération qu’elle impose ces normes aux importations, donnant ainsi un avantage concurrentiel aux produits durable. Elle s’inscrit donc dans le mouvement de consumérisme éthique ou citoyen-consommateur.

Malgré le bien-fondé de cette initiative, quelques questionnements subsistent. Premièrement, elle cherche à réduire le gaspillage alimentaire, mais sans en préciser par quels moyens. Certes, les dates de péremption incite à jeter des aliments encore bons! Faudrait-il alors ajouter de larges dates de consommation dans les critères durables que la production doit respecter? D’ailleurs, qui définirait ces normes? La notion même de durabilité n’est pas toujours définie de manière similaire. Même le commerce équitable est perçu par certain comme une justification moralement plus acceptable d’ exploiter des paysans. Selon ce schéma de pensée, il faudrait interdire toute importation (fini les avocats!). Si l’on demande à un vegan, un aliment qui respecte les animaux serait de la nourriture ne provenant pas d’animaux (finie la fondue!).

Néanmoins, pour les raisons suivantes, vous devriez tout de même voter « oui » le 23 septembre:

  • La prise de conscience

Il arrive souvent que le monde politique soit déconnecté des considérations citoyennes tout en prétendant s’exprimer en leurs noms. Il s’agit alors de montrer nos valeurs par notre vote.

  • Un signal fort aux producteurs

Il faut montrer aux industries qu’ils ne peuvent plus produire au détriment du bien-être de la nature et des employés. Le marché suisse est certes petit, mais cela peut donner des idées à d’autres pays.

  • Un choix sensé

Une production infinie et dérégulée avec des ressources naturelles limitées est impossible. Le changement climatique semble s’accélérer, il s’agit de décider maintenant plutôt que de se laisser dicter par la force des conséquences.

Le 23 septembre, agissons donc comme éco-citoyens!

A.G