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Lors d’un précédent article en février, je vous avais parlé du problème de la pollution des océans et de la réponse de la communauté internationale et de certains pays. Lors de la Semaine de la Durabilité de 2019 de Genève, une collaboration entre l’Université de Genève et l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID), j’ai eu l’occasion de voir le film A Plastic Ocean qui traite du problème de déchets plastiques rejetés dans les océans. Il montre bien en quoi ce problème a des impacts écologiques, sociaux et sanitaires.

Les chiffres sont faramineux! Deux millions de tonnes de plastique rejoignent les décharges chaque année aux Etats-Unies! Huit millions de tonnes sont rejetées dans la Méditerranée chaque an! Il est estimé qu’en 2050, les déchets plastiques vont tripler!

Evidemment, ceci a des conséquences dramatiques pour les écosystèmes, non seulement marins, mais aussi sur terre, puisque les oiseaux se nourrissent de poissons qui eux-même ont ingurgités du plastique. Comme l’explique un scientifique, il y a cinq courants sur la planète qui connectent les différents océans, mers et fleuves, donc une bouteille que vous jetez dans le Lac Léman pourrait potentiellement se retrouver dans l’Atlantique! Ces déchets créent non pas un sixième continent de plastique, mais un nuage imperceptible à l’œil de micro-plastique, auxquels se scotchent les huiles industrielles, les transformant en un poison!

Économiquement et socialement, c’est aussi un désastre. Quand les poissons avalent les micro-plastiques, le poison se propage dans les muscles. Les pêcheurs locaux se voient refuser leurs poissons par les supermarchés, ce qui détruit l’économie locale. De plus, ils se rendent compte que leurs poissons n’arrivent plus rien à manger (leur estomac étant rempli de plastique) et meurent, ce qui suppose un coût important pour ces pêcheurs.

Sanitairement, vivre entouré de plastique, près de décharge, comme c’est le cas pour les habitants de Tuvalu implique des maladies comme la tuberculose, cancers et problème de fertilité. Certaines femmes, le trouvant moins cher que d’acheter du pétrole, préfèrent brûler du plastique pour cuisiner, libérant ainsi les produits chimiques contenus dans celui-ci.

Quelle solution alors? Il y a plusieurs solutions: à Haiti, par exemple, une entreprise sociale propose de rémunérer la population pour amener le plastique, qui est recyclé ensuite en bille et vendu pour produire à nouveau de la matière, voire pour être utilisé comme encre pour l’impression 3D. En Chine, certains lieux utilisés comme décharge ont été restaurés par bio-restauration et phyto-restauration. Mais finalement, les meilleurs conseils nous sont donnés par Less Plastic ici.

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Photo personnelle @AnaGomez

A.G

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